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 O mutter, hör ein bittend kind - ft. Sinay Evans

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Colin Autumn
Arbrisseau d'Atlanta
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Age : 36
Messages : 29
Emploi : Écrivain et scénariste, ex flic

MessageSujet: O mutter, hör ein bittend kind - ft. Sinay Evans   Mer 14 Sep - 16:33




O mutter, hör ein bittend kind
   

   
Le sol était martelé par la pluie depuis de bonnes heures maintenant. Les couleurs colorées des néons publicitaires s'entremêlaient au jaune abrupt des lampadaires sur le béton mouillé de la route. Les rues, à l'origine grise et terne prenaient des nuances de peintre. Une minuscule rivière commençait à se former le long des trottoirs, terminant sa course effrénée, concurrente aux voitures qui venaient la brouiller, dans le fond d'un caniveau. Beaucoup de voitures en une heure qui commençait à se faire tardive. Et quelques passants, la plupart bien à l'abri sous leurs parapluies, marchant d'un pas assuré et rapide afin de limiter au maximum le temps qu'ils passeraient en extérieur. Parmi ces gens qui traçaient leurs chemins, une silhouette se distinguait au pas d'une ruelle, assis entre une poubelle et un carton à moitié fondue par la pluie.

Colin s'était contenté d'un petit renforcement dans un bâtiment pour se poser dessous. Mais son abri de fortune était si faible que lui, tout comme ses vêtements étaient autant trempés qu'après une baignade dans un lac. Qu'importe, il avait bien d'autres préoccupations que la pluie actuellement. Son esprit était encore embrumé, tout comme son regard. Il essayait tant bien que mal de faire abstraction de quelques douleurs ciblées. Cela passé principalement de son mal de crâne à celle de sa mâchoire qui l'obligeait à mâcher dans le vide pour se donner l'impression de la faire passer. Il glissait continuellement sa main sur son visage, vérifiant que tous étaient à sa place. Il s'était pris aussi un coup dans l'épaule, peut-être même qu'il saignait. Une arme blanche ? Peut-être que le mec avait sorti un canif de sa poche, oui. Il ne savait plus trop. Ça lui faisait mal, mais il s'en moquait. Il avait gagné. Enfin, il pensait. Il était peut-être là, gisant sur le sol, à moitié assis contre un mur miteux, il était tout de même vivant, non. C'était une victoire en soi. En y pensant, il commença à se remémorer la tête du type qui lui avait presque foutu une raclée. Un mec typé, du genre mexicain. Il se souvenait plus trop où et comment la baston avait trouvé son berceau. Mais le coup de couteau, ça, il ne l'avait pas vu venir. Si au moins c'était ce mec qui le lui avait asséné. Un pote l'avait rejoint, après tout le mexicain avait eu besoin d'aide. C'est que Colin savait se défendre, même avec plusieurs degrés d'alcool dans le sang. D'ailleurs, avait-il au moins payé ? Tout était devenu rapidement confus à partir du premier coup de poing. Il n'arrivait même plus à savoir comment il avait réussi à fuir. À peine arrivé dans cette ville et il lui arrivait la même chose que dans celles précédentes. Bon au moins il savait qu'il valait mieux éviter ce bar dorénavant. Pas grave, il y en avait d'autres dans le coin, la liste était longue.

Il plaqua sa tête en arrière et poussa un très long soupir. Son regard se tourna vers les lumières de la façade du bâtiment. Il n'arrivait pas bien à lire ce qui y était écrit. '' eireval '' ? Il ferma les yeux. Qu'est-ce qu'on s'en foutait. Il était incapable de bouger de là où il était de toute manière. Sa chambre d'hôtel était à deux quartiers d'ici et il serait bien capable de se tromper de route en plus de ça. Il n'aurait pas été contre un bon lit par contre. Voir se faire embarquer par la police au moins il serait au chaud. Pourquoi fallait-il qu'il pleuve ? Sa chemise lui collait au corps, et il trouvait ça plus désagréable que la normale. Il constata  à l'occasion qu'il avait même quelques taches, sûrement de sang, sur le marcel blanc qu'il portait en dessous. Il bascula sa tête en avant et la plongea dans les mains, se cachant le visage, sortant quelques jurons au passage. Tant pis ! Il décuverait ici.

En reposant son dos contre le mur, il tâtonna un peu le sol de sa main parfaitement valide. Parmi la flotte, ses doigts rentrèrent en contact avec une surface lisse qui échappa un petit tintement lorsqu'il la poussa. Baissant lentement son regard, quel ne fut pas sa surprise de voir une bouteille presque vide à côté de lui. Il l'avait complètement oublié elle. Comment avait-il réussi à se barrer avec ? Ah oui ! C'est vrai qu'il avait eu l'intention de la fracasser sur la tête du mexicain si le videur du bar ne s'était pas interposé. C'était sympa de l'avoir éjecté lui, et pas l'autre. Pour une fois, il n'aurait rien à payer de s’être retrouvé en cellule. Il fêta ça, ou pas, mais du bout de son pouce, il expulsa le bouchon et amena le goulot jusqu'à sa bouche. Il sentit la boisson couler le long de son œsophage, le réchauffant un peu de l'intérieur. Ça lui faisait du bien. Mais ça ne dura que quelques secondes avant que les battements de la pluie ne reviennent, et que le vent rafraîchit des voitures qui passaient à toute vitesse sur la route ne viennent réveiller ses sens. Il laissa tomber la bouteille sur le sol tendit que son regard devenait vide d'une certaine lassitude. Pathétique, vraiment. Combien de temps avait-il l’intention de tenir avant d'avoir de sérieux problèmes. À croire que Colin ne pouvait pas faire sans. Et dire qu'il avait eu un avenir, à une époque. Non, il ne voulait pas y repenser. De toute façon, son esprit était envahi de mots et de choses sans importance. Qu'importe qu'il se laisse mourir à petit feu. Au moins, il avait la paix. Il n'était plus obligé de réfléchir. Et surtout, de penser à elle. Même dans les états comme celui-ci, il se savait mieux. Au moins, il arrivait à échapper à quelqu'un. Même elle, comme ça, elle n'en voulait pas. Cette idée lui fit échapper un rire navrant. Cela interpella deux personnes qui passaient à ce moment-là. Il leur lança un regard froid, bien que très affaibli. Ils se parlèrent entre eux, quelque chose qu'il n'arriva pas à comprendre. Avant de repartir. Allez-y, venait vous repaître du spectacle ! Un pauvre type bourré dans une rue humide, assis par terre, à rire bêtement dans le vide. Qu'ils se cassent ! Ils avaient bien autre chose à faire et lui ne voulait voir personne. De toute façon se serait perpétuellement la même chose Demain soir, il retournerait au bar, il irait boire au point de s'en faire mourir, et chercherait sûrement à se battre de nouveau pour se retrouvait, une fois encore, ici. Atlanta n'allait rien changer à tout cela. Il n'y a bien que dans la tête de ses psys qu'il avait une chance. Une chance. Ça fait longtemps que la chance lui avait tourné le dos, depuis le jour où il avait collé une balle dans le cœur de cette femme.

   
© charney
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Sinay Evans
Jeune pousse d'Atlanta
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Messages : 20

MessageSujet: Re: O mutter, hör ein bittend kind - ft. Sinay Evans   Mer 14 Sep - 18:23

O mutter, hör ein bittend kind

Collin Autumn & Sinay Evans



Cela faisait maintenant deux semaines que Sinay était arrivée en ville, elle avait été très bien accueilli par toutes l’équipe sportive qui la suivrait désormais. Son nouveau coach , Mr.McGregor lui avait même trouvé un appartement meublé situé dans le meilleur quartier d’Atlanta afin que la New Yorkaise se sente bien, elle n’avait pas perdu de temps et dès son arrivée avait reprit l’entrainement. Il est vrai qu’il était un peu difficile pour elle de s’habituer à cette ville, il lui manquait beaucoup de chose, sa famille, ses souvenirs, mais pour la Boxe, Sinay était prête à faire des sacrifices car à par ça, elle ne se voyait dans rien d'autre, c’était sa passion, l’une de ses raisons de vivre. Actuellement elle pratiquait la boxe anglaise, elle avait signé un contrat avec la WBC pour boxer contre des professionnelles comme elle, mais son nouveau coach avait établit un tout nouveau programme pour elle, un programme de taille. Désormais , il voulait que la brune décolorée en rose bonbon se fasse une vrai image de marque, Sinay commençait à se faire un nom dans le monde de la Boxe ce qui intéressait beaucoup les affamés d’argent comme les magazines, les grandes marques de vêtements de sport et de matériel sportif.

Aujourd’hui, le job commençait, elle participerait à un shooting photo pour la couverture d’un magazine très connue « Elle » de ce mois çi qui parlerait des femmes de nouveaux genres, de femmes sportives et sexy..Naze hein ? Elle le savait très bien , mais qu’est ce que vous voulez c’était comme ça. Sinay en général est plutôt une personne discrète , elle n’aime pas forcément s’exposer et puis pour elle c’était ridicule de vouloir faire un article rien que sur une femme qui fait du sport, comme si c’était incroyable qu’une femme soit boxeuse, le monde avait tellement évoluer depuis alors pourquoi les gens se comportaient encore comme si nous étions au moyen-âge ? Tout ça , elle le gardait pour elle et s’exécutait , si ça vous pouvez lui permettre d’évoluer encore plus dans le milieu pourquoi pas.  Sinay était en voiture avec le coach, ils se dirigeaient tout deux au lieu de rendez vous avec l’équipe du magazine, elle n’était pas vraiment très enthousiaste, mais ne disait rien, elle observait le paysage, qui était nuageux, en dirais bien qu’il allait pleuvoir, super ! Une fois arrivé tout se passa très vite, la jeune femme se fit attraper par les maquilleuses, coiffée puis installé en extérieur et prit en photo devant toutes l’équipe, c’était vraiment difficile pour elle de se détendre, ce qu’elle voulait c’était boxer et là elle se retrouvait quand même mêlé à des choses qui ne l’intéressait pas, si Sinay avait voulu faire du mannequinat elle l’aurait fait.

Après deux cinq heures de shooting photo, l’équipe arrêta le shoot pour finalement lui faire une interview de trente minute, qu’elle s’empressa d’achever en écourtant un maximum ses réponses. Cinq heures et demi de calvaire pour finalement terminer et s’en aller, en réalité elle devait en plus se taper une heure à manger avec eux et le coach, mais la belle métissée décida de prendre congé en prétextant être épuisée par ce shooting. Il faisait tard et c’est vrai que le chemin serait plus long à pied qu’en voiture mais elle voulait un peu être seule. Elle était nostalgique, sa famille lui manquait et tout ce business l’ennuyait , pourquoi une femme qui boxe intéresse autant les gens ? Et pourquoi ne peut-on pas simplement faire ce que l’on aime sans complication. Sinay soupira en repensant à ce foutu shooting avant de sortir son paquet de cigarette de sa veste , d’en prendre une et de l’allumer tout en savourant ce goût terrible mais additive. La pluie se mit à tomber tout d’un coup ce qui ne faisait que l’agacer encore plus, elle tourna la tête rapidement, clope à la bouche avant de constater une cabine téléphonique à deux pas d’elle, elle y courut afin de s’abriter et de commencer à fumer tranquillement sa cigarette. C’était surement la pire journée que Sinay avait passé dans cette ville, elle espérait qu’il n’en aurait pas d’autre.


La jeune femme continuait de fumer sa cigarette dans cette cabine téléphonique sous le regard méprisant de certain passant qui courrait afin de rentrer chez eux quand son regard s’arrêta sur une silhouette au loin qui bougeait dans une ruelle. Elle bougeait étrangement , Sinay pensa même d’abord que c’était un animal, mais en voyant certains passant y jeter des regards étrangent , elle comprit très vite que ça devait surement être un SDF, la new-yorkaise écrasa lentement son mégot contre la vitre de la cabine avant décider de sortir de celle çi et de se diriger vers cette étrange forme , il pleuvait moins mais encore. Lorsqu’elle arriva à six mètres de l’ombre , elle compris que c’était un homme, un homme qui avait l’air de ne plus avoir toute sa raison, elle jetta d’abord un regard vers ses mains, l’une était clean et l’autre avait du sang, il y’avait aussi une bouteille près de lui , elle compris très vite que c’était enfaite un alcoolique qui avait surement du tomber sur des personnes pas très sympa. Sinay s’approcha alors encore plus de lui avant de s’abaisser à son niveau et de l’observer, elle ne sait pas vraiment si à ce moment il l’a voyait vraiment où s’il était beaucoup trop saoule pour la remarquer, elle décida alors d’abord de le rassurer.


-« Salut.…moi c’est Sinay, vous allez bien ? »


Elle posait cette question en sachant très bien la réponse, il allait mal, très mal, il puait l’alcool et avait l’air blessé. Sinay remarqua du sang au niveau de son épaule mais on pouvait très bien apercevoir une plaie en dessous surement causés par une arme blanche. C’était tellement triste de voir des gens comme ça, elle se mit à le fixer droit dans les yeux, il avait l’air tellement malheureux, c’est vrai qu’elle ne le connaissait pas, c’était peut être un tueur ou un violeur, mais à l’instant même, elle avait plus l’impression de voir une victime, qu’un prédateur. Sinay retira sa veste avant de le lui enfiler, bon ça ne lui servait peut être à rien vu qu’il était complètement trempé et qu’il devait mourir de froid, mais c’était déjà ça, puis elle déchira le bat de la chemise de l’homme avant de faire une sorte d’étrange garrot très mal fait mais efficace sur son épaule au niveau de la plaie . La jeune femme au cheveux rose, se releva avant de se mettre à réfléchir un instant, qu’est ce qu’elle devait faire, elle n’allait tout de même pas le laisser là, devait-elle appeler la police ? Les pompiers ? Non …Ils étaient beaucoup trop con , il serait envoyé en cellule de dégrisement tout ça beaucoup trop chiant, en plus il n’avait surement pas de papier sur lui pour l’identifier. Elle jette alors un regard vers la bouteille qui se trouvait encore près de lui avant d’y mettre un coup et de l’envoyer à son opposé. Sinay détestait l’alcool , elle trouvait ça tellement malsain, pour elle s’était la mort incarnée et elle espérait ne jamais plonger dedans. Après quelques secondes de réflexion , elle décida de s’accroupir de nouveau à son niveau.


-« Je vais vous ramener au chaud, vous allez me suivre d’accord ?! »


En réalité, elle ne lui demandait pas son avis, elle le ferais qu’il le veuille ou non. Elle savait les risques qu’elles encouraient de ramener un inconnu chez elle, mais après tout, elle était boxeuse, elle lui casserait la figure s’il venait à s’en prendre à elle, elle se mit alors à essayer de le soulever doucement.

DEV NERD GIRL

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