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 Are you sleeping Brother John ? {Colin+Lloyd}

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Lloyd A. Simonenko
Jeune pousse d'Atlanta
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MessageSujet: Are you sleeping Brother John ? {Colin+Lloyd}   Lun 26 Sep - 20:27

▲▼ Are you sleeping Brother John ? De toute évidence, Tatiana n'était pas une pro. Elle était rentrée effarée, bégayante, effrayée. Elle avait avoué à Lloyd que son client du soir avait refusé de la payer, qu'elle n'avait rien pu faire, frêle comme elle est. Elle n'avait rien dit de plus. Alors Simonenko l'avait réprimandée, avait peut-être trop haussé le ton de sa voix. Il lui rappela qu'il fallait toujours se faire payer avant toute chose. Il lui avait dit que pour la peine elle aurait moins d'argent de poche. Puis il marqua une pause. Tatiana n'était pas une pro, mais lui, si. Alors il irait ce soir même récupérer son dû. Il tenta de consoler la petite, lui caressait les cheveux comme pour la rassurer. Faut croire qu'il s'en voulait un peu de l'avoir sermonnée pour rien. C'était une gentille fille, il fallait juste qu'elle s'habitue. Et qu'elle lui donne toutes les informations qu'elle avait sur le bonhomme. C'était un écrivain, un grand roux assez bel homme. Soit. Ce serait un jeu d'enfant de le retrouver.

La nuit était tombée depuis déjà quelques heures, Apophis avait mangé le soleil, la ville ne dormait qu'à moitié. Il enfila un manteau, prit un pied de biche et monta dans cette voiture qu'il n'avait même pas le droit de conduire. Auguste Winter. Quel nom ridicule. Simonenko n'avait pas lu le moindre de ses romans. Ils ne l'avaient jamais intéressés. Ces vendeurs compulsifs de best-sellers lui étaient particulièrement insupportables. Il mit le contact sans même prendre la peine d'attacher sa ceinture et démarra, s'engagea sur une route quasi déserte, éclairée seulement par des lampadaires jaunes. Une pluie fine commençait à tomber, Lloyd ne ralentit pas, poursuivant sa route jusqu'à South Atlanta. Il allait probablement trop vite. Il venait de passer l'aéroport, l'hôtel était visiblement de plus en plus proche. Une fois arrivé sur le parking, il ne se gara tout de même pas trop loin de l'entrée. Il fronça les sourcils en entendant un avion. Des gens trouvaient-ils réellement pertinent de passer une nuit ici ? Il ne pleuvait déjà presque plus.

Il claqua la portière de sa voiture et marcha d'un pas décidé vers un hôtel qui ne faisait pas rêver, un hôtel dont la devanture en néons jaunes luisait sur le goudron humide. C'était l'adresse qu'on lui avait donnée. Il entra, ne se présenta pas à la réception, frissonna quand le pied de biche dans son manteau effleura sa peau. Il emprunta les escaliers, gravissant les marches deux à deux jusqu'au quatrième étage. Là, il s'arrêta devant la porte 402. Il baissa les yeux vers la moquette, les releva vers les chiffres en métal. Devait-il toquer ? Devait-il enfoncer la porte ? Normalement il aurait tiré sur la serrure. Mais c'était un hôtel, c'était la nuit, il n'avait pas pris d'arme à feu. Il ne voulait pas se faire remarquer. Alors il toqua. Une fois. Une seconde fois. Il entendit quelqu'un se lever dans la chambre. Il n'aurait qu'à attendre qu'on lui ouvre la porte, faire peur à ce mauvais client avec le pied de biche et repartir comme il est venu, avec l'argent qu'on lui devait.
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Colin Autumn
Arbrisseau d'Atlanta
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MessageSujet: Re: Are you sleeping Brother John ? {Colin+Lloyd}   Dim 2 Oct - 19:27

▲▼ Are you sleeping Brother John ? Ce soir encore, il l'avait passé à boire. Ça ne changeait pas, c'était devenu une routine pour lui. Malgré ce que pouvait dire son psy, il en avait besoin. Ce n'était pas un pauvre poivrot, enfin, c'est ce qu'il espérait encore de lui. Il n'aimait pas particulièrement ça, bien qu'il appréciait l'alcool en général. C'était vraiment devenu vital. Son quotidien était devenue une lutte sans failles, perpétuelle, contre lui-même et ses mauvais démons. Sobre, il était martelé par les remords, le stress et la rancœur. Il se détestait, mais plus encore, détestait ce qu'il était devenu. Il ne passait pas un seul et unique jour sans qu'il se dise que tout aurait pu être différent. Qu'il était promis à quelque chose de grand, de bien, de juste. Mais qu'au fond, il avait toujours été faible, mentalement, et qu'il se l'était éternellement caché. Maintenant, c'était sous un pseudo, un masque énorme, une véritable protection de fer, qu'il se cachait. Auguste Winter, l'homme qui sourit aux gens pour être poli. Le bel homme aussi doué par ses gestes que par ses mots. Celui dont on ne connaît rien, mais qui, par ses livres, se dévoile à ses lecteurs. Quelle foutaise ! Quelle connerie. L'écriture n'était qu'un moyen d'oublier ou d'essayer d'exorciser ce qu'il avait en lui. Mais c'était beaucoup moins simple qu'une bonne bouteille au fond d'un gosier.

Étrangement, il avait fini par trouver un bar qui acceptait sa présence. Il y avait foutu un peu la merde, indirectement, mais on ne lui claquait pas la porte au nez là-bas. Le Amnesia. Il y passait presque ses soirées.  Ces derniers temps, il arrivait même à en sortir juste une pointe bourrée. C'était loin de son hôtel, mais il s'en contrefichait. Il rentrait à pied, au moins il y arrivait. Ça devait bien faire une semaine qu'il n'avait pas fini dans le caniveau, ou à l'embouchure d'une ruelle, à vomir ses tripes et ses boyaux, et décuver dans une chiasse sans nom. Une semaine qu'il dormait dans son lit. Autant pourri était-il, c'était toujours mieux qu'un bout de trottoir. Et ce soir encore, son mortel quotidien s'était de nouveau ramené. À une exception près.

Il ne sait plus à quelle heure il avait quitté le Amnesia. Mais il se souvenait qu'il avait descendu ses deux bouteilles et demie habituelle. Avec le temps il avait fini par s'habituer aux effets de l'alcool, et ce n'était pas trois bouteilles qui allaient le mettre au sol. Il était même reparti en payant tout ce qu'il devait. Il avait pas mal marché cependant, titubant un peu à des moments. Être habitué ne veut pas dire qu'il ne ressentait pas les effets de l'alcool. Ce qui avait changé des soirs habituels, c'était la rencontre avec cette femme. Il n'avait eu besoin d'aucune explication pour deviner d'elle que c'était une prostituée. Ce n'était pas la première fois qu'il en croisait depuis qu'il était à Atlanta. Il avait eu l'occasion d'en voir, surtout lié au fait des choix de chemins qu'il prenait. Il ne se souvenait plus trop s'il avait accepté les services de certaines mais ça ne l'étonnerait pas que certains soirs, particulièrement ivre, il soit passé à l'acte. Ce soir il n'était pas suffisamment bourré pour ça. Et pourtant, il avait fini par accepter de tomber dans ses bras. Il n'était pas bien, peut-être justement dû au fait qu'il n'était pas suffisamment soûl. Il avoue qu'il s'était bien servi d'elle pour lui raconter sa vie. Il ne se souvenait pas exactement ce qu'il lui avait dit, mais il avait sûrement beaucoup trop parlé. Une fois dans le lit, il avait fait sa petite affaire. Elle était ravissante, il fallait au moins lui accorder ça. Douce et délicate. Colin n'avait pas été contre un peu de tendresse, même si ce n'était que des faux-semblants. Il limitait au maximum le contacte avec les femmes après ce qui s'était passé avec son ex, mais c'était toujours bien de trouver quelqu'un pour remplacer sa main droite. De toute façon, le monde dans lequel il baigne n'était composé que de mensonges. Tant qu'il en avait encore conscience pourquoi ne pas se laisser tenter.

Il était parti sans payer. Il avait remarqué qu'il n'avait plus son portefeuille bien avant d'accepter les services de la jeune femme. Il savait qu'il ne pourrait pas la payer. Mais est-ce qu'il le voulait vraiment. Sur le moment, c'était agréable, mais restait toujours une certaine honte dans le fond de la gorge à la fin. Il s'était enfui. Oui, c'était le mot qu'on pouvait employer. Enfui sans rien ajouter, la laissant encore nue dans le lit. Il ne sait pas s'il s'était montré violent. Il se rappelle juste l'avoir repoussé, peut-être un peu trop brusquement, lorsqu'elle avait voulu intervenir. Enfin qu'importe, elle était maintenant à bon nombre de lieux d'ici. Autumn était directement retourné à l'hôtel. Il ignorait où étaient ses papiers, son argent, sa carte. Avec un peu de chance il les avait laissés au Amnesia et la barmaid qui lui fait du gringue l'aurait récupéré pour lui. Au pire, on le lui avait volé. Qu'importe. Il n'était pas en état d’appeler la police ou de signaler un vol. Et de toute façon, il n'en arriverait pas là. Il trouverait un moyen de se démerder seul. Il n'était pas con, loin de là. Il savait comment faire. Il n'avait pas été flic pour rien.

Une fois dans sa chambre il s'était directement jeté sous une puissante douche froide, encore en vêtements. Ça lui avait fait du bien, et c'est presque ce qu'il aimait le plus. Il pouvait rester une heure dessous juste par plaisir de laisser ruisseler l'eau le long de son dos. Retrouvant progressivement une infime partie de ses esprits, il s'était mis à réfléchir. L'idée d’avoir des problèmes après son comportement lui avait bien traversé la tête, mais qu'est-ce qu'il pouvait y faire. Il n'allait pas revenir en arrière. Et il saurait comment répondre si on venait lui chercher la merde. Il quitta enfin la douche, retirant totalement ses affaires pour venir enfiler un jean qui traînait sur le coin de son lit, avant de se laisser tomber sur le meuble en question. Il resta longtemps, sur le dos, à contempler le plafond, l'esprit vide. Il ne s'en rendit compte que lorsqu'il entendit frapper à la porte. Son regard se tourna automatiquement vers l'heure. Il était tard. Beaucoup trop tard pour que ce soit quelqu'un de l'hôtel qui vienne venir le déranger. On avait directement frappé, sans essayer d'ouvrir la porte de toute manière verrouillé avant. Ce n'était donc pas un client qui s'était trompé de numéro. Ou alors une visite, qui ne lui était pas destinée. Et c'est ce visiteur qui s'était trompé de numéro. Par contre, si cette personne avait vu juste, si c'était réellement pour lui, ça ne prévoyait rien de bon. Il attendit. Mais l'inconnue derrière la porte insista de nouveau. Colin se décida à se lever, mais pas sans prendre ses précautions. Il enfila rapidement une chemise qu'il ne ferma même pas avant d'ouvrir un tiroir, d'en retirer son Glock 17 et de le glisser dans son pantalon. Il inspira un coup, avalant sa salive et finit par loger la clef dans la serrure et ouvrir la porte.

C'était pour lui. Notamment car sa tête lui était familière. Sauf qu'impossible à l'heure actuelle pour Colin ne se rappeler où il avait vu cette sale tronche. Un type, petit, mal rasé, l'air sévère et pas très américain se tenait devant lui. Autumn le dévisagea quelques secondes. Il aurait pu soutirer beaucoup plus d'informations rien qu'à l'observation de cet homme s'il n'avait pas tous ces degrés d'alcool dans le sang. Tant pis, il fallait faire avec. En tout cas, il n'avait pas besoin de la moindre déduction pour comprendre que ce mec ne lui voulait pas du bien. Est-ce que c'était en lien avec la pute ? Ou un type venu se venger d'une ancienne raclée ? Il sourit. Ça promettait d'être drôle.

« Pardon mais c'est la porte d'à côté pour les tafioles ! Vous n'avez pas assez de poitrine pour moi. »

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Lloyd A. Simonenko
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MessageSujet: Re: Are you sleeping Brother John ? {Colin+Lloyd}   Jeu 20 Oct - 22:44

▲▼ Are you sleeping Brother John ? Simonenko ne put s'empêcher de ricaner quand la porte s'ouvrit, quand il leva le nez vers le mauvais client. Ce bonhomme, il l'avait déjà amoché quelques jours auparavant. Lloyd ne se rappelait même plus l'objet de la discorde, mais il n'avait pas manqué de lui caler une droite. En tout cas, Tatiana n'avait pas menti : il était beau. Pour un roux. Cependant, son sourire s'estompa immédiatement quand il se fit injurier. Il fit craquer sa nuque et décrocha sans plus de cérémonie un coup de poing droit dans l'abdomen de Winter. Pas assez fort pour le blesser, juste assez pour le faire taire. Il ajusta sa chemise dans son pantalon, espérant que Winter remarquerait le pied de biche subtilement inséré dans la poche intérieure de son manteau. Pour intimider quelqu'un rien ne sert de tourner autour du pot.

« Bon. Maintenant tu vas m'écouter, tu vas arrêter de faire le malin et tu vas m'écouter. Tu parles de poitrine, mais t'en as assez vu pour ce soir non ? » Il haussa un sourcil, ses lèvres se courbèrent en un rictus satisfait. S'il l'avait amoché une première fois, il pouvait réitérer l'expérience sans hésiter. Heureusement pour lui car ils sont nombreux, les hommes plus grands n'ont jamais fait peur à Simonenko. Comme un roquet jappe sur un saint-bernard, il reprit : « Dis-moi, est-ce que ça t'arrive de quitter un restaurant sans payer ? T'as pas une tête à faire ça, hein, tu préfères te bourrer la gueule. Et bien une prostituée c'est comme un restaurant, comme un bar. Tu consommes, tu paies. » Comme il disait ces mots, Lloyd s'avança lentement, avec insolence, vers le rouquin. Winter allait probablement le cogner à son tour, c'est qu'il n'avait pas l'air d'être de première fraîcheur. Pourquoi prenait-il le risque de venir se faire maîtriser ? Était-ce pour l'ego, une démonstration de force ? Lui qui prétendait s'être rangé, le voilà qui cherchait des noises au client d'une fille dont il exploitait le corps. C'est beau, le rêve américain.

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